Les rodenticides

© Lucille Shiro

 Les risques

D'autres solutions 

– Trappes mécaniques : les rongeurs sont tués instantanément ce qui empêche la contamination ;

 

– Fresh cab : Un produit naturel qui libère une odeur désagréable seulement pour les rongeurs ;

– Répulsif pour rongeur en aérosol : Libère une odeur qui ne fait fuir que les rongeurs ;

– Trappes électriques : Les rongeurs sont tués instantanément;

— Les animaux !

Les rodenticides sont des pesticides visant l’élimination des rats et des souris. Cependant, ils sont également en mesure de tuer plusieurs autres animaux. Les rodenticides se trouvent dans des points d’appâts qui sont généralement des petites boîtes. Des petits animaux non ciblés peuvent entrer dans ces boîtes. De plus, un rodenticide se trouvant à l’air libre risque fortement d’être ingéré par un animal de compagnie ou un jeune enfant ce qui provoquerait chez eux de nombreux symptômes désagréables ou même la mort.

 

On retrouve souvent des rodenticides à proximité de lieux importants pour la biodiversité. Leur présence dérange et déséquilibre ces écosystèmes fragiles. Par exemple, à moins de 100 mètres de l’éco-oasis (212 hectares de forêts, de marécages et de prés dans l’arrondissement de Saint-Laurent), 56 trappes contiennent des rodenticides et affectent la biodiversité locale. Ces trappes se trouvent à proximité de tous les boisés et tous les milieux humides à Montréal, même à proximité du mont Royal. Comment peut-il être permis de laisser du poison dans des lieux si importants pour la biodiversité ?

De nombreuses catégories de rodenticides existent, mais deux sortent particulièrement du lot. Tout d’abord, on retrouve les rodenticides anticoagulants qui sont des dérivés de 4-hydroxycoumarines et de l’indane-1,3-dione. Les anticoagulants empêchent la sécrétion de vitamine K dans le corps. L’animal ayant consommé une dose létale mourra d’hémorragies internes dans un délai de 3 à 10 jours. Ensuite, on retrouve les rodenticides non anticoagulants qui sont généralement composés de bromethalin. Ces rodenticides affectent le système nerveux ce qui procure à l’animal un état de fatigue dégénératif. 

L’empoisonnement secondaire d’animaux sauvages, d’animaux de compagnie et d’humains relié aux rodenticides subit une hausse démesurée. L’empoisonnement secondaire s’explique en deux points. Premièrement, les rongeurs qui s’infiltrent dans les boîtes partent bien souvent avec un bout d’appât. Cette partie peut ensuite être consommée par un autre animal ou encore un enfant. De plus, les pluies peuvent amener ces pesticides dans nos cours d’eau et dans le sol. De nombreux animaux marins et plusieurs insectes s’empoisonnent donc aux rodenticides. Ces animaux sont à la base de la chaine alimentaire de la faune. Deuxièmement, les rodenticides restent pour une longue durée, 100 jours, dans le sang de ses consommateurs même après leurs décès. Les prédateurs mangeant plusieurs proies contaminées (qui sont des proies faciles puisqu’elles deviennent faibles) accumulent des rodenticides dans leur sang. Une dose létale de rodenticides s’accumule donc facilement dans le corps d’un prédateur ou d’un charognard. Les rodenticides amèneront la mort à ces animaux. Les oiseaux de proie, les mammifères de moyennes et de grandes tailles et les charognards deviennent trop souvent des victimes des rodenticides.

11 % des oiseaux de proies canadiens sont tués par des rodenticides. 75 % de notre faune est infecté, l'usage des rodenticides est en hausse de 3 % tous les ans, etc. Ces pesticides sont trop dangereux pour être laissées dans la nature.

Animaux en danger

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